Race Across France 2024

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Après l’Ultr’arverne 14500 l’an dernier, je me suis lancé cette année sur la RAF 2500K. Le principe reste le même : une course longue distance (aussi appelé « ultra ») de bikepacking, c’est à dire que le chronomètre démarre au départ de la course et ne s’arrêtera qu’une fois la ligne d’arrivée franchie. 

Chaque concurrent emmène avec lui tout le matériel qu’il juge nécessaire, en plus du matériel obligatoire défini par l’organisation. Sur cette épreuve de 2590 kilomètres nous disposons de 6 Base de vie sur lesquelles nous trouvons repas / électricité / douche et couchage. A deux occasions nous avons la possibilité d’utiliser des sacs de délestage (Drop Bags) pour récupérer du matériel et/ou s’en débarrasser, le premier étant à Anglet après 1400 kilomètres de course, le second à Pézenas (500Kms avant l’arrivée).

Avant de détailler le matériel, un petit topo sur le parcours : le départ se fait de Lille en direction du sud pour rejoindre la base vie 1 de Lizy sur Ourq (Seine-et-Marne) au kilomètre 255. Nous continuons ensuite à descendre jusqu’à Gueugnon (Saône et Loire) en prenant bien soin de contourner Moulins… cela nous amène à 620Kms.

Commence alors une traversée en diagonale via le massif central en direction d’Anglet (Pyrénées Atlantiques), c’est la partie la plus longue sans aucune base de vie, pour un voyage de 800 kilomètres environ.

Après l’échauffement Auvergnat, la montagne commence pour rejoindre la base de Bagnères de Bigorre (Hautes-Pyrénées) via l’enchainement des cols d’Ahusquy, Marie-Blanque, Spandelle puis Tourmalet… 280 Kilomètres bien escarpés ! la trace nous amène ensuite vers Pézenas (Hérault) avant le sprint final des 500 derniers kilomètres !

La base vie suivante est à Sault (Var), pour nous de l’autre coté du Mont Ventoux, que nous grimpons depuis Malaucène. Une fois là bas, il nous reste 270 kilomètres à parcourir dans l’arrière pays, via notamment les gorges du verdon pour rejoindre Mandelieu La Napoule (Alpes Maritimes).

C’est donc un parcours de 2590 Kilomètres pour un peu plus de 29 000 mètres de dénivelé positif. Au niveau de la météo nous avons eu un panel assez exhaustif : Pluie / Vent / Chaleur… avec des températures allant de 9 à 41°C (sur le Garmin, je crois que la T° maxi n’a pas dépassé les 36°C en réel…)

Le Velo

Vélo : Origine Graxx 2, un gravel monté en pneus route, le même que depuis deux ans, toujours équipé de la même selle Selle Italia SLR X-Boost Superflow Ti (c’est un modèle VTT avec rails en Titane). La selle est d’origine, j’ai hésité à changer et ne l’ai finalement pas fait, j’aurai conservé des rails métalliques puisque j’accroche la sacoche de selle dessus, je me pose la question d’investir dans une selle cuir Berthoud, avec les contraintes que cela représente au niveau de l’entretien et de la protection (en cas de pluie notamment).

Roues : Mavic Allroad – Des roues alu pas trop lourdes, solides, à profil bas et qui roulent bien selon moi.

Pneus : Changement de marque, pour changer de section cette année, ce sont des Schwalbe Pro One Tubeless 34mm (avec préventif Monkey’s Sauce). La section importante donne plus de confort sans perte de rendement notable. Je gonfle les pneus un peu en dessous de 4bars et je n’ai pas noté de perte de pression trop importante, j’ai regonflé tous les deux jours plus par sécurité que nécessité. J’ai remarqué en lavant le vélo un point de préventif important sur le pneu arrière avec une baisse de pression assez notable bien après l’arrivée, preuve de l’efficacité du système je ne m’en suis pas du tout aperçu en roulant.

Groupe : Shimano GRX800 2×11 vitesses, les plateaux sont en 48/31 et la cassette est une Shimano 11-34, cela donne des développements permettant de « mouliner »  au mieux dans les ascensions, de mémoire c’est le maximum acceptable par mon dérailleur, j’était en 32 dents l’an dernier, j’ai préféré jouer la sécurité avec deux dents de plus, d’autant que je pensais être un peu plus chargé (au niveau du poids entendons nous bien ;-)). Cassette, chaine et boitier de pédalier ont été changé deux semaines avant l’épreuve.

Pédales : Shimano SPD VTT, une face automatique et une face plate, la face plate n’ayant pas servi, mais je n’arrive pas à me décider de retirer l’option de pouvoir rouler en chaussures plates avec le vélo de temps en temps !

Cintre :  Ritchey WCS Ergomax Alu monté d’origine, j’ai changé les prolongateurs 3T carbone droit par un modèle en alu avec des extrémités relevés (J-Bend). En alu pour des raisons de coût et par sécurité puisque je prévoyais de monter une sacoche sur les prolongateurs, du carbone est probablement suffisamment costaud mais le ration grammes/€ reste en faveur de l’alu par rapport à mes priorités.

Le ruban de cintre est toujours le BBB 3,5mm, plus épais que du ruban standard il filtre un peu plus les vibrations, tient bien sous la pluie, il remplit parfaitement le cahier des charges que je me suis fixé.

Compteur GPS :  Garmin Edge 830, je reste encore surpris de l’autonomie de l’appareil, j’utilise le mode économie d’énergie, c’est à dire qu’il se met en veille au niveau de l’écran sauf si on le réveille ou si une intersection arrive lors du guidage. Le guidage des 250 premiers kilomètres n’a utilisé que 40% de la batterie il me semble voire un peu moins.

Au niveau de l’affichage, je n’affiche que la carte sur l’écran, les donnés sont sur une autre page, finalement la vitesse importe peu… soit je me sens bien soit non mais dans les deux cas ce n’est pas la vitesse qui va m’aider. Je n’ai pas de capteur de puissance donc pas de mesure objective de l’effort. 

J’ai programmé des rappels automatiques pour essayer de limiter les problèmes d’hydratation (bip toutes les 15’), de nutrition (toutes les 45’) et de lumière (6h30).

Voir et être vu

Pas de grands changements pour cette épreuve par rapport à l’an dernier : 

A l’avant une lampe Rockbros, complétée d’une lampe frontale Petzl pour les descentes. En montée ou sur le plat je roule avec la lampe sur le cintre et le réglage de luminosité mini qui me suffit et qui conserve le maximum d’autonomie. Pour les descentes je passe en éclairage maxi que je complète avec la lampe frontale elle aussi au réglage maximal. La lampe sur le cintre éclaire la route devant le vélo tandis que la frontale me permet d’éclairer où je regarde et donc où je veux emmener mon vélo, pour moi c’est primordial pour descendre vite et en sécurité. 

La frontale est également bien utile en cas d’arrêt, plutôt que de manipuler le vélo pour regarder aux alentours, et je ne parle pas de réparer quelque chose !

Arrière : L’organisation demande deux lampes arrière j’ai donc une lampe Sigma et une lampe TOAD Eye, les deux fonctionnent bien et ont une bonne autonomie (à priori la nuit complète). En plus de cela j’ai emmené une petite lampe Rockbros qui fonctionne sur piles qui se fixe sur la sacoche de selle. cela permet d’être encore mieux vu et de pallier une extinction imprévue d’une des lampes.

Comme l’an dernier,  baudrier fluo réfléchissant tout au long de l’épreuve, stickers réfléchissants sur le cadre et sur l’extrémité du cintre rétroviseur The Beam Corky, j’ai fait tombé pas mal de fois le miroir lors des manipulations du vélo et je l’ai perdu 10’ près de l’entrée d’une boulangerie, il a supporté à peu près le passage d’un client dessus, un peu éclat tout de même dans le champ de vision, mais j’ai bon espoir l’impact fait moins qu’une pièce de deux euros :-).

Au cas où j’ai également une sonnette sur le prolongateur… bon une fois l’espace comblé par un paquet de bonbons la sonnette n’est plus très efficace.

Sacoches et stockage

Je reste fidèle à la marque Apidura, et grâce aux sacoches que je propose en location j’ai pu utiliser l’une d’elle sur la première partie du parcours. Je pensais bivouaquer sur la totalité de l’épreuve du coup je devais emmener duvet et matelas en plus du Bivy obligatoire, mais cela ne rentre pas dans ma sacoche de selle de 7L.

Je suis donc parti avec une sacoche de selle de 14L, puis comme j’ai abandonné le bivouac après une nuit ratée, j’ai profité du drop bagage d’Anglet pour m’alléger et reprendre la sacoche plus petite dans laquelle j’avais mise les affaires en prévision de ce changement éventuel.

Autre ajout par rapport à la configuration de l’an dernier, au niveau du cockpit j’ai ajouter une sacoche sous les prolongateurs et un food pouch sur le coté.

Un élément qui n’était pas dans les sacoches mais glissé dans les passant de celles ci, un antivol Hiplock à combinaison, c’est une sorte de sangle verrouillable qui ne prend pas de place et permet de sécuriser le vélo pour des arrêts.

SACOCHE DE SELLE

Lille / Anglet, Apidura Expedition 14L 

  • Duvet
  • Drap de sac
  • Matelas
  • Doudoune (Obligatoire)
  • Trousse de secours (pansements, couvertures de survie (2 obligatoires), coupe ongle, médicaments…)
  • 1 Cuissard de rechange
  • 1 Short léger
  • 2 poches plastique
  • Couvre orteil

Anglet / Mandelieu, Apidura Racing 7L

  • Trousse de secours
  • 2 Poches plastique
  • 1 Cuissard de rechange
  • Drap de sac de couchage
  • Doudoune

SACOCHE DE CADRE – Apidura Racing 4L 

  • Manchettes
  • Jambières
  • 2x Tour de Cou
  • Gants longs
  • Pantalon Gore Tex (avant Anglet) / Short Gore Tex (après Anglet)
  • Veste Gore Tex
  • Portefeuille (Carte Bleue / Carte d’identité / espèces)
  • Prise 220V / USB
  • Lampe frontale (lorsqu’elle n’est pas sur le casque)

SACOCHE TUBE SUPERIEUR Apidura Racing 2L 

  • Crème solaire en stick, bien pratique sous ce format pour en remettre régulièrement sans s’arrêter et sans s’en mettre sur les mains.
  • Crème cuissard (conditionnée en petit pots que j’ai « rechargé » avec le contenu des drops bags
  • Cicalfate, quand on ne roule pas ça aide à cicatriser
  • Cables Electriques
  • Batterie externe (20 000mAh)
  • Mouchoirs
  • Couteau (qui a servi d’écarteur de plaquettes, et pour tailler la chaussure… jamais pour couper de la nourriture)

FOOD POUCH – Apidura backcoutnry 1,2L+ 

  • Sifflet (obligatoire)
  • Gobelet Souple (obligatoire)
  • Nourriture
  • Stick à Levres 
  • Cuillère en plastique (bien pratique pour le taboulé en barquette!)

SACOCHE PROLONGATEURSApidura Racing 2,5L 

  • Bivy (Obligatoire)
  • Lessive à main (j’en ai emmené beaucoup trop! ) laissé dans le drop bag à pézenas
  • Brosse à dent & dentifrice
  • Savon solide (coupé en petits carrés pour ne pas transporter mouillé)
  • Serviette de toilette microfibre
  • Chaussettes chaudes
  • Maillot chaud manches courtes
  • Bonnet
  • Voltarène

BIDON PORTE OUTILS

  • Sac à dos pliable pour les courses
  • Cordelette fine (3m)
  • Mousqueton léger
  • Rustines
  • 2 chambre à air TPU
  • 1 Cable de dérailleur
  • Patte de dérailleur
  • Cire et huile pour la chaine, je n’ai pas utilisé l’huile finalement
  • Gants nitrile
  • Embouts d’outils qui ne sont pas sur le multi-outil qui était lui inséré dans l’axe du pédalier, bien pratique cela gagne de la place ! J’ai perdu la vis du dérive chaine en passant sur un nid de poule en tout début d’épreuve du coup je me suis débarrassé d’une partie de l’outil à Anglet.
  • Mèches Tubeless
  • Outil pour insérer les mèches qui permet également de transporter un maillon rapide de chaine
  • 1 paire de plaquettes
  • 1 Démonte pneu Mavic, sert à la fois de démonte pneu mais également de clé pour resserrer les moyeux de roues et les rayons
  • 1 démonte pneu avec un embout permettant de démonter les étoiles hollowtech 
  • 1 obus de valve
  • 1 adaptateur Schrader / Presta pour gonfler sur une pompe de voiture
  • 1 tournevis fin cruciforme
  • Collier Velcro (utile pour fixer les cables d’alimentation aux prolongateurs)
  • Colliers rilsan

mis à part le boitier de pédalier et les écrous de blocage des disques j’étais en mesure de démonter/remonter à peu près l’ensemble du vélo.

Sur lE "pilote"

  • Sous couche légère
  • Maillot
  • Cuissard à poches latérales, c’est pratique…
  • Chaussettes légères
  • Sous casque 
  • Lunettes photochromiques Julbo
  • Casque bien sur equipé de crochets pour la frontale
  • Chaussures (j’ai même allégé la chaussure sur la fin en rabotant la tige à l’arrière à cause de frottement sur le tendon d’achille)s
  • Gants courts

DROP Bags

Dans chacun des sacs j’avais glissé des barres et pâtes de fruits, un cuissard, de la crème solaire, de la crème de cuissard, un short et un T-shirt pour se changer sur place.

Dans le second drop bas, un sous maillot et maillot de vélo supplémentaire auraient été les bienvenus après les grosses chaleur… et dans les deux occasions une paire de tongs pour retirer un peu les chaussures de vélo aurait été confortable, tant qu’à ne pas les transporter…

BILAN

Mis à part certains outils et la pharmacie, j’ai utilisé la totalité de ce que j’ai emmené, ce qui rentabilise au moins leur portage ! En s’affranchissant de la contrainte bivouac par temps froid (duvet+matelas) je gagne un volume assez conséquent.

Les conditions météo ont imposé les tenues de pluie, sans cela la veste de pluie et les jambières auraient pu suffire (ce sont d’ailleurs deux éléments obligatoires).

A refaire, je n’emmènerai probablement rien de plus, pas sûr que j’en emmène moins… peut être le bonnet qui n’a pas servi à grand chose puisque la doudoune est munie d’une capuche.

Comme toujours si vous avez des questions n’hésitez pas ! 

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